La montagne Sainte Victoire, Cézanne
"Regardez cette Sainte-Victoire. Quel élan; quelle soif impérieuse de soleil, et quelle mélancolie le soir, quand toute cette pesanteur retombe..." Le massif de la Sainte-Victoire s'étire sur toute la longueur de la plaine de l'Arc, dominant toute la région de ses mille mètres de hauteur. Pour Cézanne et ses habitants, la signification de la Montagne dépasse de loin celle d'un simple site géographique. L'histoire de Provence, avec ses destinées changeantes est intimement liée à cette montagne. Son nom, qui ne devient usuel qu'au cours du XIXème siècle, a pour origine la sanglante bataille livrée entre les légions romaines commandées par Marius et les envahisseurs barbares. La Montagne, demeure du "saint" ainsi que cela a été rapporté depuis la plus haute antiquité, a été christianisée depuis le Vème siècle avec l'implantation d'ermites chrétiens. Jusqu'à l'époque de Cézanne, la grotte de l'ermite Saint-Ser, surmontée par une église romane, servait encore de lieu de pèlerinage pour les jeunes filles désireuses de se marier et les mères d'enfants malades.
Cézanne peindra la Montagne Sainte-Victoire dans quelques trente huiles et aquarelles. Il se rapproche de sa montagne par des points de vue la cernant de plus près. C'est là que brille pour lui "le soleil d'Austerlitz de la peinture" (lettre à Aurenche, 25 septembre 1903).
Paul Cézanne, Hajo Düchting, collection TASCHEN
Le Jas de Bouffan correspond à une propriété familiale que la famille Cézanne possède à Aix-en-Provence de 1859 à 1899.
La bastide du Jas de Bouffan a été conservée intacte et fait partie du patrimoine culturel. On peut la visiter aujourd'hui. (J'habite tout près de ce lieu).
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